Chronique·Cinéma·Film de la semaine

Challenge #Film de la semaine – Mai 2015

Challenge #Film de la semaine – Mai 2015

 Chroniques des films vus pendant le mois de Mai 2015
Bon, ce n’est pas aussi catastrophique que le mois précédent mais peut mieux faire !
  • Film #15

Titre : Le Géant de Fer (The Iron Giant)
Réalisé par : Brad Bird
Avec : Jennifer Anniston, Harry Connick Jr, Vin Diesel (voix)

Durée : 85 mn (1:25)
Genre : Animation / Action / Drame
Année : 1999
 Source : Media Center

Résumé (Allociné) : Adapté du livre de Ted Hugues, « The Iron Man », qui avait inventé ce récit pour consoler ses deux jeunes enfants de la disparition précoce de leur mère, la poètesse américaine Sylvia Plath, « le Géant de fer » évoque la touchante amitié d’un petit garçon et d’un robot géant venu d’une planète inconnue. Bien sûr toute la ville, puis bientôt le gouvernement et l’armée américaine vont prendre en chasse le géant et son petit ami qu’ils prennent pour les prémices d’une attaque ennemie.

Mon avis : J’avais entendu parler de ce dessin animé depuis bien longtemps mais je n’avais jamais eu l’occasion de le voir. A défaut de rencontrer le succès en salle, il avait eu un beau succès d’estime.
Nous avons une ambiance et un contexte que nous avons peu l’habitude de voir : la Guerre Froide, avec sa peur viscérale des communistes aux Etats-Unis (d’où l’allégorie de ce géant de fer ou de l’essor des soucoupes volantes) Ambiance années 50 dans le chara design, la bande son, l’image, c’était rafraichissant.
J’ai beaucoup aimé ce dessin animé. Déjà parce que 2D (bah oui) et puis les thèmes un peu plus adultes et contemporains bien que conventionnels qui sont abordés. La peur irrationnelle d’autrui, la différence, l’amitié, dans ce contexte de guerre froide donne un aspect très réel à l’intrigue, malgré le fait qu’on parle d’un géant de fer, doté d’une intelligence artificielle venu de l’espace…
Bref, un chouette film, et un chouette dessin animé, loin des contes de fées et des histoires de princesses.
  • Film #16

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Titre : Boy A
Réalisé par : John Crowley
Avec : Andrew Garfiel, Peter Mullan, Katie Lyons

Durée : 130 mn (1:40)
Genre : Drame
Année : 2007
Source : Media Center

Résumé (Allociné) : A 24 ans, Jack sort de prison où il a passé toute son adolescence pour un meurtre qu’il a commis lorsqu’il était enfant. Dès sa libération, Terry, assistant social, l’emmène le plus loin possible de ce scandale encore présent dans tous les esprits. Terry lui donne un autre nom, lui trouve un travail, une maison. Dans cette ville d’Angleterre qu’il ne connaît pas, Jack se construit une nouvelle vie à laquelle il tente de se tenir. Mais si l’anonymat est un répit, il est aussi une douloureuse contrainte puisque Jack ne peut révéler à ses nouveaux collègues ou amis, et à la fille dont il tombe amoureux, la vraie nature de son passé. Jusqu’au jour où, par hasard, Jack devient un héros local et que sa photo apparaît à la une des quotidiens…

Mon avis : Cela faisait longtemps que je voulais voir ce film, étant un peu au courant du fait divers dont ce film s’est inspiré (via un roman inspiré du fait divers en question, les enfants tueurs de Liverpool ou l’affaire James Bulger : deux garçons d’une dizaine d’années condamnés à la prison pour avoir torturé et tué un enfant de deux ans à Liverpool en 1993)
Ce film se concentre sur la réinsertion sociale de Jack, l’un des deux tueurs ici d’une fille de leur âge, après avoir passé plus de 10 ans en prison et sa difficulté à retrouver une vie normale avec un passé comme le sien qu’il traîne comme un boulet.
J’ai beaucoup aimé ce film, la façon dont il met le spectateur le cul entre deux chaises. Il est très humain, pudique, intime, pas de sensationnalisme à deux sous. Les flash backs sont distillés de manière subtile, toujours là pour nous rappeler le terrible meurtre auquel jack a participé (consciemment ou bien très influencé). D’où un certain malaise dans lequel le spectateur se trouve tout au long du film, oscillant entre la sympathie évidente que l’on a pour Jack et le fait que l’on sache qu’il est un enfant meurtrier.
Est-il un monstre pour toute sa vie après ce qu’il a fait à 10 ans ? Un garçon de 24 ans est-il le même qu’à dix ? Quel poids de la faute ? La rédemption ?  L’opportunité de la deuxième chance et la réinsertion sociale d’un criminel etc. Et comment fait-on dans notre société où l’on prône la seconde chance mais d’un autre côté, que ferait-on si l’on découvre que notre voisin, gentil et serviable avait été un horrible meurtrier dans sa jeunesse ?
Andrew Gardfield joue Jack parfaitement, avec sa tête de chiot sorti pour la première fois de la maison, il a encore des réactions d’enfant, d’émerveillement par rapport à la vie « dehors » tout en gardant ce poids de la culpabilité sur les épaules. On ressent constamment le fait qu’il est tout le temps à côté de la plaque et fragile. Mais peut-on s’autoriser à vivre et être heureux après avoir tué un innocent ?
Beau film, belle interprétation et un sujet sensible qui met le spectateur dans une position de réflexion et une certaine ambivalence.
RDV à la fin du mois de juin !

 

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