Chronique·Séries TV

Séries TV : Ripper Street

 

Créée par : Richard Warlow (2012)
Diffusée sur : BBC
Avec : Matthew McFadyen, Jerome Flynn, Adam Rothenberg, Myanna Buring…
   
Nationalité : Britannique
Genre : Policier, Historique, Drame
Statut : En production
Nombre d’épisodes : 8 épisodes par saison (3 saisons)
Format : 58 minutes

 

 
Pitch (Allociné) : En avril 1889, six mois après la disparition de Jack l’éventreur, l’est de Londres commence à retrouver un semblant de paix inespérée après le règne de l’impitoyable tueur. Une bouffée d’oxygène pour les hommes de la Division H, le district de police chargé de maintenir l’ordre dans le chaos de Whitechapel. L’équipe est composée de l’inspecteur Edmund Reid, un brillant enquêteur hanté par une tragique erreur du passé, et de ses fidèles camarades, le sergent Bennett Drake et le capitaine Homer Jackson. Ensemble, ils vont tenter de maintenir la justice dans cette époque troublée.

C’est une de mes séries chouchous de ces deux dernières années. Je ne me souviens plus où ni comment j’ai découvert cette série, mais j’ai tout de suite été emballée par le pitch et ses promesses. Les histoires inspirées ou tirées de Jack l’Eventreur m’ont toujours donné envie et celle-ci, même si ce n’est que le point de départ, n’a pas dérogé à la règle. De plus les acteurs me disaient bien : Matthew MacFadyen que j’avais adoré en Darcy dans le film Orgueil et Préjugés et dans l’adaptation série des Piliers de la Terre, sans compter Jerome Flynn qu’on voit régulièrement dans Game of Thrones même si je préfère son personnage dans Ripper Street.

Et puis je fais une confiance aveugle dans les séries de la BBC, par principe.

Ripper Street est une série plutôt tout public, sans sexe explicite ou violence gratuite, même si certaines scènes peuvent faire grimacer.

Même si cette série tire son titre de Jack l’Eventreur, elle n’a avec lui qu’un rapport très secondaire. L’histoire se passe APRES les méfaits du serial killer, le quartier est dans la panique de le voir revenir, il y a des copycats qui tentent de se faire passer pour lui, bref, c’est le chaos.

Ce que j’adore dans cette série, c’est l’ambiance, l’univers et l’exploitation intelligente de l’époque. La fin du XIXe siècle dans un quartier pourri de Londres, l’après Chaos provoqué par Jack l’Eventreur à gérer, la peur qu’il revienne, la pauvreté, la criminalité, etc.

Mais au delà du côté policier, le gros point qui m’a séduite dans cette série c’était justement les découvertes, les nouveautés de cette époque, les débuts de la « modernité », les prémices du monde dans lequel nous vivons : les débuts du cinéma, de la photographie et de la pornographie, les immigrations, les nouvelles découvertes scientifiques, les expériences scientifiques et psychologiques dans les asiles de fous, les nouvelles théories (l’eugénisme, le darwinisme), les débuts du trafic d’héroïne, les « freak shows », les gangs, l’ergot de seigle et le mal des ardents, les avancées de la médecine légale et les prémices des méthodes d’investigation policière, on y croise Joseph Merrick alias Elephant Man, bref, tout un tas de thèmes passionnants, les gros changements dans une société en mouvement.

Les personnages sont tous hyper intéressants. Edmund Reid (Matthew MacFadyen est un inspecteur de police éprouvé par la traque de Jack l’Eventreur et par la vie puisque sa fille est portée disparue depuis des années, disparition dont il se sent responsable et à cause de laquelle son couple bat de l’aile. C’est un homme respectueux des lois et des hommes, il est consciencieux dans son travail et dans sa vie, exigeant, dévoué.
Il est entouré de son sergent fidèle et loyal Bennett Drake (Jerome Flynn), ancien militaire dont j’adore le caractère, timide et maladroit avec les femmes, rude avec les criminels, un peu collet monté et soupe-au-lait et du chirurgien américain Homer Jackson (Adam Rothenberg) l’air blasé et toujours en dilettante mais passionné par son travail, qui va développer le côté « médecine légale » de l’unité. On sent très vite qu’il est plus que ce qu’il veut bien l’avouer et qu’il cache des choses dans son passé (qu’est ce que fait cet américain dans les bas-fonds de Londres après tout ?)
Et puis il y a Long Susan (Myanna Buring), la tenancière d’un bordel qui rend bien des services au trio.

La série en elle-même est bien rythmée, la mise en scène est efficace, la lumière et la photo sont aux petits oignons et les acteurs au rendez-vous. La reconstitution du Londres de la fin du XIXe est très léchée (les décors, les costumes,…) et ce que j’adore, c’est le langage employé (je la regarde en anglais) qui est plus que soutenu. Ca reste compréhensible mais il y a des tournures de phrases qui sont complètement désuettes et qui nous ancrent encore plus dans  l’époque. Heureusement que les sous-titres sont de bonne qualité, cela dit parce que parfois ce n’est pas aisé de suivre.

Ripper Street a même reçu de nombreux prix, tels que le Irish Film and Television Awards 2013 dans la catégorie meilleur décor, meilleur maquillage et coiffure, Jerome Flynn a reçu la récompense du meilleur acteur dans un second rôle au British Academy Television Awards 2014 et la série a été nommée aux British Academy Television Awards 2013 dans la catégorie meilleure série dramatique

Il y a 3 saisons pour le moment. On a failli n’en avoir que deux, mais la série a été sauvée in extremis pour en faire la 3e saison qui est malheureusement sans doute la dernière (à confirmer)

Conclusion : Une série à regarder pour l’ambiance, les thèmes abordés qui sont fascinants quand on aime bien l’histoire et la mise en perspective de certaines découvertes scientifiques, sociétales etc. Une petite perle portée par une mise en scène impeccable et des acteurs formidables.

 

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