book en stock·Chronique·Conte·Illustration·Livre

LIVRE : la Princesse aux Perles de Mary de Morgan

la_princesse_aux_perles_les_editions_des_elephants.jpg

Titre : La Princesse aux Perles
Editions : Editions des Elephants
Auteur :  Mary de Morgan (texte) et Anne Yvonne Gilbert (Angleterre)
Année :  2015

Nombre de pages : 64 pages
Genre :  conte de fées

Lu en Janvier 2016

Ma note :  ★★★★☆

 

Pitch de Livraddict : Il était une fois une princesse d’une beauté sans pareille qui s’appelait Florimonde, et qui ne devait sa beauté qu’à la magie noire d’une vieille sorcière. Le jour où son père décida de la marier, bien décidée à garder sa liberté et sa beauté, elle attacha autour de son cou une fine chaîne d’or ensorcelée : quiconque y toucherait serait aussitôt transformé en perle. Les uns après les autres, les prétendants disparaissent, tandis qu’au cou de la princesse les perles se multiplient. Jusqu’au jour où Yolande, servante au cœur pur, démasque la maléfique princesse…

Mon avis sur le livre :

 – PARTENARIAT –
Ce livre m’a été proposé à lire par la maison d’éditions des Éléphants

J’ai toujours été une grande fan des contes de fées depuis l’enfance. Mais aussi de certains illustrateurs qui au fil des années m’ont nourrie en tant qu’artiste et qu’amatrice de contes de fées, tels que P.J. Lynch et Sheila Beckett qui ont tous deux illustré nombre de contes de fées. Ainsi lorsque les Éditions des Éléphants m’ont proposé ce livre, je me suis ruée sur l’occasion.

C’est un objet livre magnifique, les petits plats ont été mis dans les grands. Le livre est de fort belle facture, que ce soit la qualité du papier, de la couverture légèrement veloutée à tomber par terre, des illustrations sublimes….

J’ai beaucoup aimé ma lecture, me délectant de ce qui fait la quintessence du conte de fées. Des princesses, des objets magiques, des ambiations cachées, de belles robes, des épreuves, de l’adversité,…

Ce conte a de particulier que l’héroine principale est en fait une antagoniste, un personnage détestable, machiavélique, apprentie sorcière, qui se cache derrière sa beauté et son rang pour faire ses méfaits. On est loin de la belle jeune fille passive qui attend son prince charmant du haut de son donjon ! Rien que pour ça (et pour ses fabuleuses illustrations), je vous conseille d’y jeter un oeil !

 Chronique plus en détails :

Ma lecture : Je me suis laissée embarquée par le texte et surtout les illustrations qui mettent le lecteur dans l’ambiance. Délicieusement “oldschool”, typiquement le genre de contes qui me rend nostalgique de ceux que j’ai lus dans mon enfance et mon adolescence.

L’univers : C’est un univers tout ce qu’il y a de plus habituel pour un conte de fées, un royaume avec à sa tête un roi qui souhaite marier sa fille. Une sorcière est également présente, qui est en fait le mentor de cette jeune fille et qui va l’aider à assouvir ses rêves d’émancipation.

Les personnages : Fiorimonde est donc le personnage principal de ce conte. Belle, fille de roi, elle a tout pour remplir le formulaire de “princesse parfaite de conte de fées”. Or derrière ses beaux atours, Fiorimonde cache bien son jeu. Elle n’est belle que grâce aux sortilèges de la sorcière et elle n’est pas non plus aussi altruiste ni pleine de bonté que ce que son rôle exige. Fiorimonde est indépendante, auto-centrée et avide de cette liberté que lui permet la sorcellerie. Mais lorsque son père propose de la marier, elle va se battre à sa manière pour garder son indépendance et sa beauté. C’est un personnage à plusieurs facettes, complexe, souvent détestable, orgueilleuse, qui aime sa position et ce qu’elle lui permet, mais que l’orgueil et son complexe de supériorité vont entrainer sa perte.

Fiorimonde est d’ailleurs le seul personnage du conte à avoir un tant soit peu de saveur, comparé aux autres personnages plus stéréotypés ou effacés, peut être plus attendus : le roi, la suivante, les princes qui se succèdent, même peut être la sorcière qui peuplent déjà d’innombrables contes de fées.

L’intrigue : J’ai apprécié ce conte parce qu’il prend à l’envers la structure habituelle du conte, justement. Ici on suit ce qui aurait pu être la “méchante”, l’antagoniste de l’histoire, tout en la présentant comme l’héroine, dans son périple pour conserver son indépendance. On voit l’histoire par le prisme de ses yeux, de ses désirs, de ses envies. Un peu comme si on suivait Maléfique dans la Belle aux bois Dormants ou bien la Méchante Reine de Blanche-Neige. Ce qui donne une teinte assez originale au récit.

J’ai également beaucoup aimé l’histoire avec le collier dont les perles s’ajoutent à mesure que les prétendants disparaissent. Un bon conte de fées passe toujours par un objet magique capable de grandes choses mais aussi des choses terribles, comme ici.

Le ton / le style : Ce récit s’inscrit totalement dans la longue tradition des contes de fées, tant par sa narration que ses dialogues, sa morale ou sa structure.


On aime : Les illustrations riches et soignées, un peu baroques et qui fourmillent de détails.

Le contre emploi de l’héroine qui aurait pu être tout aussi bien la grande méchante du même conte.

Le personnage de Fiorimonde qu’on aime détester mais qui est plus subtil qu’il en a l’air.

On regrette : le côté “féministe” qui est à mon sens un peu subtil dans le conte. Ou en tout cas pas ce à quoi je m’étais attendue en lisant qu’il s’agissait d’une écrivaine féministe du XIXe siècle.

Conclusion : Un très beau conte à découvrir, avec des thématiques intéressantes, pour peu qu’on y fasse attention.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s