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LIVRE : Ça – tome 1 de Stephen King

9782253151340-T.jpgTitre : « Ça » tome 1 (It)

Editions : Livre de poche / numérique

Auteur :  Stephen King (USA)

Année :  1986 (1e édition)

Nombre de pages : 800 pages (522 pages sur mon édition numérique)

Genre :  Horreur / Epouvante / Fantastique

Lu en décembre 2015 / février 2016

Ma note :  ★★★☆☆

Pitch de Livraddict : Périodiquement, dans la petite ville de Derry (Maine), des événements tragiques se produisent : des enfants disparaissent, d’autres sont retrouvés morts, le corps déchiqueté, des incendies éclatent. Six garçons et une fille de onze ans, qui forment un groupe d’amis fidèles, traquent cette « chose » abominable qui vit dans un réseau d’égouts abandonnés et peut prendre la forme qui lui plaît, y compris celle d’un clown qui attire les enfants avec des ballons de couleur. Ils croiront être parvenus à anéantir le monstre, mais vingt-cinq ans plus tard tout recommence. Devenus adultes, les petits héros de 1958 se retrouvent pour affronter le mal à l’état pur. Une lutte longue et très périlleuse qui exige l’amour et l’amitié pour vaincre « Ça » qui, lui aussi, peut avoir peur…

Mon avis sur le livre :

“Une lecture où l’on tremble !” Enfin, c’est ce qu’on m’avait dit. Peut être que mon seuil de tolérance à l’horreur en littérature est bien trop haut, mais ça n’a pas été un livre qui m’a fait dresser les poils sur les bras. Certes il fait peur ! Mais pas autant que ce à quoi je m’étais attendu.

Cela dit, il était fort agréable à lire, malgré pas mal de longueurs qui sont à la fois une force et une faiblesse du livre, à mon sens, tout dépend du point de vue du lecteur et ce qu’il aime lire. Mais j’en garde une bonne expérience et un bon moment à lire caché sous la couette !

Chronique plus en détails (et en spoilers) :

Ma lecture : Décidée à enfin lire ce livre (dans l’optique de regarder le téléfilm des années 90 que j’ai loupé à l’époque et qui a déclenché des crises de coulrophobie dans ma génération) je l’avais placé dans ma sélection pour Halloween… Et comme je n’ai pas du tout pu le lire à la période des citrouilles et des fantômes, il a accompagné mon déménagement en décembre et la tombée de la neige en janvier !

Etant donné que tous mes livres étaient (et sont) dans des cartons, difficile de déterrer les livres de ma PAL. Donc en attendant de remettre en place ma bibliothèque, je n’avais que ma Kobo sous la main pour lire. C’était donc la parfaite conjonction des astres pour lire “Ça” de Stephen King !

Il n’y a pas à dire, un Stephen King c’est toujours un page turner. Et ça a été le cas pour moi mais pas autant que je l’aurai pensé. Le livre est long (environ 800 pages dans sa version papier et uniquement pour le tome 1). Et en plus de ça, j’ai eu également quelques problèmes d’ordre numérique pendant la lecture : le nombre de pages qui n’avançait pas alors que j’avançais toujours dans le livre… bizarre

L’univers : Comme d’habitude avec S. King, nous sommes dans une petite ville du Maine : Derry, dans le Nord Est des Etats-Unis, une petite ville comme il y en a des milliers dans ce pays. Hors il y a quelque chose qui cloche. Quelque chose qui rôde. Dans l’atmosphère. Dans les comportement des gens. Quelque chose d’impalpable mais de terriblement présent. Quelque chose de pourri qui infecte tout. Les sols, la ville, les esprits. Et c’est sans compter ces disparitions et meurtres d’enfants qui surviennent avec une régularité inquiétante et qui n’affole pas outre mesure la population. Certes des familles sont endeuillées et détruites, la police instaure un couvre-feu pour protéger la jeune génération de ce qui les guette dehors, mais rien n’y fait. La terreur revient toujours avec une précision cyclique.

Et il y a Ça. Grippe-sou. Ce clown qui donne la chair de poule et qui a l’air de ne pas faire partie de notre dimension. Cette apparition qui traumatise, qui hérisse les poils sur la nuque, qui incarne toutes les peurs enfantines d’une manière hyper réaliste et qui fait froid dans le dos.

Bref nous sommes dans ce que Stephen King fait de mieux. Une ville américaine tout ce qu’il y a de plus ordinaire. Avec des gens ordinaires, une vie ordinaire, et tout cela va être confronté à l’indicible, l’incompréhensible, le bizarre, l’inexplicable.

Les personnages : C’est ce que j’ai sans doute le plus aimé dans cette histoire. Les protagonistes sont ce qu’il y a de plus banal. un groupe d’enfants (puis d’adultes) lambdas, voire même la bande de losers, sur qui personne ne se serait retourné : un petit gros, un bègue, un asthmatique à la mère hypocondriaque, une petite fille battue par son père, un binoclard, tous harcelés par le bully de l’école… Bref, rien qui ne les prédisposait à ce qu’ils allaient affronter. Et c’est justement leur banalité qui leur donne toute leur force. Qui fait que l’on s’attache, que l’on se prend d’empathie pour eux. Surtout quand on ressent jusqu’aux tréfonds de la moelle à quel point leur rencontre avec Ça a été traumatisante, au point d’occulter toute une partie de leurs souvenirs, que l’on redécouvre petit à petit avec eux.

Et que dire de Grippe-Sou ? Ce clown que l’on aimerait pas voir au coin de la rue, ses apparitions sont toutes dignes des pires cauchemars et sa faculté d’adaptation, son intelligence malsaine, sa soif de sang foutent la chair de poule.

L’intrigue : j’ai trouvé l’intrigue assez décousue, avec beaucoup d’allers et retours entre 1958 et 1985. On passe d’un personnage à l’autre, mais aussi d’une période à l’autre et je me suis perdue plus d’une fois. Et comme en plus de ça, S. King insiste sur la vie quotidienne, des anecdotes qui certes donnent corps aux personnages et à Derry, j’ai trouvé le rythme de ce livre plutôt lent et pas forcément tourné vers l’action tous azimuts. Ici on est plutôt dans les souvenirs des personnages, les traumatismes qu’ils ont subi dans leur enfance dont ils n’ont aucun souvenir et qu’ils auront besoin d’affronter pour combattre et battre Ça une bonne fois pour toute.

Le ton / le style : Le style est fidèle à ce que j’ai pu lire dans d’autres livres de Stephen King. Là où j’ai été aussi un peu perdue,  c’était l’abondance de références typiquement américaines et populaires dont je ne connaissais rien, mais qui pour un américain moyen qui aurait connu cette époque là auraient fait sourire et rappeler sans doute quelques souvenirs, mais moi, à part quelques références à Donald et Mickey, ça n’a pas été mon cas.

J’ai trouvé également l’écriture très hachée à certains moments, ce qui certes donnait du rythme à la lecture maisqui n’était pas très agréable au passage.

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On aime : la bande de personnages principaux dans leur banalité et leur proximité avec nous. Le personnage de Ça alias Grippe-sou dont chacune des apparitions est mémorable et .

On regrette : les références populaires qui me sont passées au dessus. Les longueurs du livre qui sont d’autant plus lourdes puisqu’il ne s’agit que du tome 1. La fin du tome 1 qui ne m’a pas forcément envie d’enchaîner avec le tome 2, enfin pas tout de suite… (pas envie de retrouver toutes ces longueurs)

Conclusion : Ça est un classique du genre et je suis contente de l’avoir (enfin) lu.

Reste le tome 2 pour avoir la conclusion de cette histoire et le téléfilm à regarder !

 

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