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Le Jeu de L’Assassin de Amy Raby

CVT_Le-Jeu-de-lAssassin_8208Titre : Le Jeu de l’Assassin (the Assassin’s Gambit)

Saga : Hearts and Thrones (tome 1)

Auteur : Amy Raby (USA)

Editions : Milady

Année : 2016 (2013 pour l’édition américaine)

Nombre de pages : 480 pages

Genre : Fantasy / Aventure

Lu en mars 2016

Ma note : ★★☆☆☆

Pitch de Livraddict : Vitala Salonius est un assassin surentraîné et une femme aussi attirante que dangereuse oeuvrant pour la libération de son peuple. Sa mission : séduire l’empereur avant de lui porter le coup fatal.
Dirigeant d’un pays au bord du chaos, Lucien Florian Nigellus ne baisse jamais sa garde. Sa vie étant menacée à chaque instant, il ne peut se le permettre, même devant cette éblouissante courtisane de passage au palais. Pourtant, Vitala pourrait bien le distraire un instant de ses préoccupations – et combler d’autres besoins…
Un assassin n’a pas le droit de succomber à sa proie, Vitala le sait depuis l’enfance.
Or Lucien ne ressemble pas au tyran sanguinaire qu’elle s’est imaginé. Prise entre ses convictions et un sentiment plus trouble, Vitala hésite. À qui ira sa loyauté ?

– PARTENARIAT BRAGELONNE-

Mon avis sur le livre :

J’ai découvert ce livre grâce au partenariat tout nouveau tout chaud que j’ai avec la maison Bragelonne. Le Jeu de l’Assassin a été donc le premier livre de cette collaboration.

Globalement, ma lecture avait plutôt bien commencé, j’étais vraiment emballée et puis petit à petit ça s’est dégonflé comme un soufflé. Ça se lit vite et facilement, mais tout parait bien trop artificiel et superficiel, que ce soit au niveau de l’univers fantasy ou bien de la romance. Rien n’est assez approfondi malheureusement.

Cela dit, il a assez éveillé ma curiosité pour me donner envie de lire la suite.

Chronique plus en détails (attention aux éventuels spoilers) :

Ma lecture : J’ai eu le plaisir de faire une lecture commune sur ce livre avec Hélène (PtitElfe), Pauline (Patratas) et Claire de Livrement Vôtre, ce qui nous a permis de comparer nos impressions et remarques sur le livre. Et toutes les quatre avons globalement ressenti la même chose pendant cette lecture.

Je suis rentrée plutôt très facilement dans ma lecture, enchainant les pages avec facilité. J’ai même été séduite au premier abord par l’univers fantasy et les personnages. Mais au fur et à mesure des pages, j’ai été prise d’un sentiment qui ne m’a pas lâchée tout du long. Cette impression que tout est un peu trop survolé, superficiel, pas assez approfondi alors que les idées et situations étaient intéressantes à la base.

Une autre remarque que je me suis faite lors de ma lecture, il s’agit du genre en lui-même. Je m’attendais à lire de la fantasy saupoudrée de romance. Puis au fur et à mesure de la lecture, je me suis dit qu’en fait, il s’agissait pltôt d’une romance dans un univers fantasy. Mais au sortir du livre, j’hésite toujours à savoir quel genre était vraiment mis en avant… Romance ? Fantasy ? Finalement l’un ne prend pas vraiment le pas sur l’autre.

L’univers : Nous sommes ici dans un pur univers de fantasy où l’Empire de Kjall (fortement inspiré de l’Empire Romain tant par sa structure que par les noms des personnages à forte consonnance romaine) impose sa loi aux pays et royaumes avoisinants, et notamment Riorca que l’Empire réduit à l’esclavage. Les peuples se détestent, ne se mélangent pas et chacun garde une extrême rancoeur contre l’autre. Kjall écrase de manière sanglante (par empalement) toute tentative de rébellion de Riorca et Riorca ne cesse de tenter d’assassiner l’Empereur pour libérer son peuple. C’est le serpent qui se mord la queue et la situation semble inextricable.

La magie est également omniprésente et se focalise autour de certaines fonctions comme les mages de guerre, les protecteurs, les assassins qui peuvent faire apparaître des tessons empoisonnés d’une autre dimension pour libérer des sorts de mort. Chaque mage possède sa pierre de magie à son cou, ce qui permet pour les guerriers de sentir d’où va venir le danger ou le coup pendant une bataille, ou aux protecteurs de tisser des sorts d’infertilité ou de protection, aux Guérisseurs de panser des plaies bégnignes crâce à la magie.

C’est un univers aux trois lunes (détail futile mais qui moi me séduit toujours) qui représentent trois divinités vénérées dans la religion pratiquée dans l’Empire.

Cet univers promettait plutôt de belles choses sur le papier, mais je regrette qu’il n’ait pas été plus approfondi et exploré que ça. Dommage.

Les personnages : Justement, pour les personnages, c’est un peu la même chose. Nous avons d’un côté Vitala Salonius, espionne et assassin pour le compte de Riorca, entrainée depuis son plus jeune âge à régler son compte à l’Empereur Lucien de Kjall qui de son côté essaye de gérer son empire et subit les complots de ses généraux et cousins qui souhaitent prendre sa place.

J’ai été au premier abord séduite par Vitala, sa vivacité d’esprit, sa faculté à tout calculer, ses stratégies d’assassin. Et puis Lucien (outre son prénom qui me fait toujours penser à un ptit vieux en béret dans la campagne perdue…) un jeune homme prisonnier de sa fonction, qui aux antipodes de son image de monarque sanguinaire est un homme de devoir, un peu emprisonné par sa fonction d’Empereur qui lui est tombé sur les épaules après l’assassinat de ses deux frères aînés (par les Riorcans soit dit en passant) sincèrement soucieux de son peuple, un homme qui aime les stratégies afin de minimiser les pertes etc. C’est également un homme qui a perdu une jambe dans une tentative d’assassinat contre sa personne. Et ça, c’est un détail que j’ai plutôt bien aimé, ajouter un handicap à l’un des personnages principaux, sans que ça tombe dans le piège de la romance-relation  infirmière/malade, piège dans lequel on peut tomber facilement. J’attendais, j’espérais un personnage de la trempe de Toph de Avatar the Last Airbender, qui pour moi est l’exemple d’un personnage dont le handicap est bien conçu et parfaitement utilisé dans la narration. Ici, même si son handicap est bel et bien présent, j’ai trouvé qu’il disparaissait avec une facilité déconcertante lorsque l’histoire le demandait. Du coup ça m’a donné l’impression que tout était un peu trop facile.

Leur relation amoureuse, au delà d’être sympa à lire m’a paru très facile. Trop facile. ils se tombent dans les bras avec une vitesse déconcertante. Même si l’on sait que c’est la mission de Vitala que de séduire l’empereur pour mieux le tuer, ça arrive tellement vite qu’on n’accroche pas à sa véracité. Du coup ce sont des personnages dont j’ai suivi les aventures, sans pour autant m’attacher plus que cela.

Et enfin, je n’ai pas compris l’intérêt du chien, Flavia, qui revient tout du long du récit, et qui n’aurait rien changé à l’histoire si elle n’avait pas été là…

L’intrigue : Vitala a donc été élevée et entraînée pour assassiner l’empereur, ce qui permettra, dans la tête de ses employeurs, de libérer son peuple. C’est ainsi qu’elle fait la connaissance de Lucien alors qu’elle lui est présentée comme la championne de caturanga, sorte de jeu d’échecs très populaire dans ce monde-là.

Je ne vais pas trop en dévoiler mais on se doute que les choses ne vont pas du tout se passer comme prévu. Qui sont les alliés, qui sont les ennemis, à quel moment faire des compromis sans se fourvoyer et rompre avec ses principes, comment faire confiance et jusqu’où etc.

Les thèmes abordés m’ont plutôt parlé, j’ai aimé la suite des péripéties, mais je n’ai pas pu m’empêcher de ressentir cette sensation de facilité, d’inabouti, de choses pas assez exploitées pour complètement me satisfaire. J’aurai aimé qu’on m’en apprenne plus sur les villes traversées, les populations rencontrées. Et puis toutes les péripéties s’enchaînaient avec trop de facilité, on devinait assez facilement les prochaines décisions des protagonistes.

Le ton / le style : Le style est fluide, j’ai aimé l’importance des dialogues qui, je trouve, donnent toujours beaucoup de rythme au récit sans tomber dans le blabla inutile. C’est bien écrit et ça se lit très vite.

Il y a évidemment des scènes de sexe (vu qu’il s’agit d’une romance, avant d’être un roman de fantasy) mais tout ne tourne pas autour de ça. Ca ne tombe pas dans du PWP (plot what plot ?) où l’histoire n’est qu’une excuse pour que les personnages baisent comme des lapins partout où c’est possible. Les sentiments sont mis en avant, mais il manque un petit quelque chose pour que ça soit crédible.
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On aime : L’univers qui aurait pu être mieux et plus exploité, les dialogues, l’écriture fluide. Le fait que l’un des personnages principaux soit handicapé.

On regrette : Que tout ne soit pas assez approfondi

Conclusion : ça aurait globalement pu être mieux que ça. Mais j’attends de voir ce que pourrait donner le tome 2 qui tournera non plus autour de Vitala et Lucien mais autour de Céleste, la petite soeur de l’Empereur. J’espère que j’en apprendrai plus sur l’univers qui m’avait charmée au premier abord.

Et vous, vous l’avez lu ?

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3 réflexions au sujet de « Le Jeu de L’Assassin de Amy Raby »

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