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LIVRE – Le Vol du Dragon de Anne McCaffrey (La Balade de Pern)

Titre : Le Vol du Dragon (Dragonflight)
Auteur : Anne McCaffrey (USA)
Editions : Éditions Pocket

Année : 1967 (1989 pour cette édition)
Nombre de pages :  310 pages
Genre : Fantasy / Science-Fantasy

Lu en Avril-Mai 2018

Pitch (Livraddict) :Tout est calme en tous lieux sur la planète Pern.
Les terrifiantes incursions des Fils argentés ont cessé depuis des temps immémoriaux. Les habitants ne savent plus pourquoi ils vivent dans des grottes et versent la dîme aux chevaliers-dragons. On ne croit plus les mythes relatifs à leurs folles chevauchées sur les grands dragons télépathes et à leur lutte d’éclat contre les redoutables Fils, qui anéantissaient toute vie organique. Les dragons deviennent rares dans le ciel de Pern.
Mais le chevalier F’lar, maître du dragon Mnementh, se remet à étudier les vieilles légendes. L’Etoile Rouge se rapproche. Bientôt les Fils se remettront à tomber. Sur Pern il faut organiser la défense, et pour commencer rendre à la race des dragons son antique fécondité. Une nouvelle Reine va naître. Il faut une fille énergique pour la chevaucher. Où trouver celle en qui survit le don ancestral ?

C’est bien la 3e ou 4e fois que je lis ce livre, toujours avec autant de fascination, d’amour, de plaisir et jamais d’ennui. Même si cette fois-ci, avec d’autres grilles de lecture certains passages passent moins bien que lorsque je l’ai lu à 16-17 ans (certains passages relèvent carrément de la culture du viol), ce livre n’a jamais perdu son sens de l’aventure, du « wow », et c’est toujours avec impatience et plaisir que je repars sur Pern, en compagnie des dragons et de leurs chevaliers.

Contexte de lecture : Pern est un univers que je retrouve toujours avec beaucoup de plaisir, et il m’arrive de replonger dedans de temps en temps. Ces derniers temps, j’ai repris mes jeux par forum dans l’univers de Pern, j’ai eu donc envie de redécouvrir ce roman qui ouvre la saga, que je n’ai pas lu depuis presque 15 ans. Je l’avais lu une première fois vers l’âge de 20 ans et j’avais tout simplement adoré.
Cette dernière année, connaissant des difficultés dans mes lectures, j’avais besoin d’un livre « doudou », qui me fasse du bien, c’était tout indiqué avec le Vol du Dragon !

L’univers : Pern est à mi chemin entre la SF et la fantasy. Nous sommes ici sur une autre planète équivalente à la Terre, colonisée il y a quelques millénaires par des colons fuyant la Terre (tout l’épopée de l’installation sur Pern est disponible dans l’Aube des Dragons). Ici la planète est plus « sauvage », moins colonisée que la Terre, mais elle subit tous les deux cent ans, un phénomène cosmique et physique qui met en danger la vie-même. En effet, Pern est « visitée » tous les deux cent ans par un planétoïde à l’orbite elliptique qui l’éloigne du système solaire et qui la fait revenir avec une précision scientifique. Lorsque l’Etoile Rouge rentre dans l’orbite de Pern, c’est là qu’elle déverse une pluie de « fils » des organismes blanchâtres s’étirant en fils – sur la planète. Ces organismes sont une variété fongique qui se nourrit de tout ce qui est vivant, plantes, animaux, ou hommes. Pour y faire face, les colons terriens ont alors décidé de créer génétiquement une race de « dragons » capables de brûler ces Fils, à partir d’une espèce andogène de petits dragonnets cracheurs de feu. Ainsi sont nés les Dragons de Pern.

L’univers est riche, une toute nouvelle planète, un ordre social complètement différent, des systèmes politiques différents aussi, de la fantasy un peu différente (pour une fois ce n’est pas un grand méchant qui veut conquérir le monde que l’on doit affronter, mais un phénomène physique, météorologique contre lequel on ne peut rien faire à part se défendre du mieux qu’on peut. C’est sans doute de cet univers aux perspectives et possibilités sans fin dont je suis tombée amoureuse il y a quasiment 20 ans.

Les personnages : La protagoniste Lessa est toute nouvelle dans le monde très à part des Weyrs (volcans éteints où ont élu domicile les communautés de chevaliers dragon) et c’est à travers ses yeux que l’on découvre les dragons, la façon dont les Weyrs sont gérés, s’organisent, se défendent contre les Fils. F’lar est celui qui l’a déniché au fond de son Fort alors qu’elle ruminait des plans de vengeance contre Fax, celui qui a massacré toute sa famille et l’a laissée orpheline, avec son dragon Mnementh. Il est l’archétype du chevalier-dragon, fort, téméraire, un homme de tradition également car il croit toujours à l’existence des Fils et de leur retour très prochain même si cela fait 400 ans qu’ils ne sont pas tombés.

J’ai aimé ces personnages, même si Lessa a un caractère exécrable, et si F’lar est un poil trop vieux jeu et paternaliste. Leur relation est compliquée, un mélange d’amour, d’attirance, de respect, mais aussi des relations basées sur la culture du viol. F’lar ne se demande même pas si Lessa est vierge lors de son vol nuptial, il sait que les vols nuptiaux des dragons peuvent être brutaux (les humains étant noyés par les passions amoureuses de leurs dragons), et il espère qu’elle finira par ouvrir les yeux et qu’elle reviendra finalement vers lui, sans se mettre à sa place, sans lui poser les bonnes questions. Tout est une question d’orgueil, de qui a l’ascendant sur l’autre, qui va obéir à l’autre. Il y a des aspects de ces deux personnages qui sont clairement de l’ancien monde.

L’intrigue : Les Fils vont-ils être de retour ou non ? Toute l’intrigue tourne autour de cette question. Pourquoi reste-t-il un seul Weyr sur les 6 existants sur Pern ? Pourquoi les gens de Pern ne croient plus dans le retour des Fils ? Dans les balades anciennes qui transmettent le savoir ? Ce tome est également un moyen de faire connaissance avec les chevaliers-dragons, leurs us et coutumes, le fonctionnement spécifique de leurs weyrs. On y découvre la cérémonie de l’Empreinte au moment de l’éclosion des oeufs, ce moment où les humains vont se lier avec les bébés dragonnets pour le restant de leur vie, les vols nuptiaux où les femelles dragons rentrent en rut et appellent les mâles à les poursuivre de leurs assiduités, et des conséquences que cela a pour leurs humains liés, la bataille contre les Fils, les téléportations à travers l’Interstice, qui permet aux dragons de voyager dans l’espace mais aussi dans le temps…
Les intrigues sont riches, palpitantes et une bonne mise en bouche pour donner envie de découvrir la suite.

Le ton / le style : Le roman se lit bien et facilement. Je regrette juste que dans la première partie du livre, j’ai cette impression redondante que certaines phrases sont incompréhensibles, que les personnages ont des réactions étranges et déplacées. Cette sensation disparaît avec le temps, mais elle est très présente au début du roman.

 

On aime : L’univers si riche des chevaliers-dragons, Pern et la menace omni-présente des Fils, Les dragons et leurs relations avec les humains. TOUT !

On regrette : Certaines facettes des relations entre les personnages principaux qui flirtent allègrement avec la culture du viol à la relecture. Le début du roman qui me parait écrit (ou traduit ?) de façon bizarre

Conclusion : Malgré ses défauts, c’est une magnifique entrée en matière du monde de Pern et de ses possibilités. Un monde dans lequel je replonge avec plaisir dès que je peux, et un roman que je relis toujours avec plaisir et ce, depuis presque 20 ans. 

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