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LIVRE AUDIO – La Forme de l’Eau de Guillermo del Toro & Daniel Kraus

Titre : La Forme de l’eau
Auteur : Guillermo del Toro – Daniel Kraus (USA & Mexique)

Livre Audio Audible

Narrateur : Manon Jomain
Lien : Audible

Année : 2017
Nombre d’heures d’écoute : 11 heures 58
Genre : Fantastique / Romance

Écouté en Mai – Juin 2018

Pitch (livraddict) : Nous sommes en 1963, et Elisa Esposito survit tant bien que mal. Née muette, abandonnée par sa famille, elle travaille de nuit comme femme de ménage au Centre Occam de recherche aérospatiale.

Un soir, elle surprend quelque chose qu’elle n’était pas censée voir : un homme amphibie prisonnier d’une cuve, qui doit être étudié par les scientifiques pour faire avancer la course à l’espace de la Guerre Froide. La créature est terrifiante, mais aussi magnifique – elle fascine Elisa. Utilisant la langue des signes, celle-ci établit une communication. Bientôt, la créature devient sa seule raison de vivre.

Pendant ce temps, Richard Strickland, le militaire brutal qui a capturé la créature en Amazonie, envisage de la disséquer avant que les Russes ne tentent de s’en emparer.

Elisa doit tout risquer pour sauver la créature. Avec l’aide d’une collègue qui souffre du racisme ambiant et d’un voisin malchanceux qui n’a plus rien à perdre, elle met au point un plan d’évasion. Mais Strickland ne l’entend pas de cette oreille. Et les Russes sont bel et bien sur l’affaire…

Le fantastique, la romance et l’horreur s’entremêlent dans une histoire d’amour obsédante et tragique, qui a remporté le Lion d’or du meilleur film à la Mostra de Venise en 2017.

Partenariat Audible

Une belle histoire d’amour impossible, improbable, une sorte de réécriture de la Belle et la Bête avec une héroïne muette mais déterminée, débrouillarde, inventive et amoureuse et une créature mystérieuse, amphibie et aquatique, une sorte de chaînon manquant capturé au fin fond de la forêt Amazonienne.
J’ai eu néanmoins quelques réserves, le choix de la narration au présent donne à ce texte qui se passe dans les années 60 une allure hybride, un roman qui hésite entre l’aspect romanesque et l’écriture d’un scénario, ce qui m’a sortie de l’histoire à de nombreuses reprises.

Contexte de lecture : J’ai été contactée par Audible qui m’a proposé d’écouter gratuitement ce titre qui venait de sortir dans leur catalogue. C’est un film que je voulais voir (Un film de Guillermo del Toro, qui a reçu de nombreux prix, Bafta, Oscar, dont l’Oscar du meilleur film et du meilleur réalisateur, excusez du peu) et dont le thème m’intriguait. Une histoire d’amour entre une femme muette et une créature aquatique dans les années 60 ? Pourquoi pas ?

L’univers : Nous sommes en pleine Guerre Froide, aux Etats Unis, avec cette peur du Communiste ancrée au corps, et dans des temps troublés où les Noirs américains sont en lutte pour leurs Droits Civiques. L’histoire se passe essentiellement dans un laboratoire tenu par le gouvernement, où il s’y passe des trucs étranges. Un jour, des scientifiques et un agent du gouvernement y escortent une cuve qui renferme une créature humanoïde, amphibie, capturée dans une rivière au fin fond de l’Amazonie, où il était considéré comme un Dieu. La créature y est malmenée par l’agent du gouvernement qui le torture, il est observé par des scientifiques qui hésitent entre l’étudier et le disséquer.
La Guerre Froide est constamment palpable, la peur des agents russes sous couverture, la peur du bolchévique, la course à l’armement entre les USA et la Russie soviétique est toujours là en fond, comme une menace ou bien une source de motivation pour les protagonistes.

Les personnages : L’histoire tourne autour de la rencontre et la relation improbable entre Elisa Esposito, femme de ménage muette dans ce labo militaire, et « Deus Brancchia », la créature aquatique ramenée d’Amazonie. Une relation de confiance va se créer où l’un va apprivoiser l’autre et se retrouver malgré leur solitude commune. Elisa est entourée de Zelda, sa seule amie au sein de l’entreprise, elle aussi femme de ménage qui non seulement subit les injonctions d’une classe sociale en bas de l’échelle mais se prend également tout le racisme anti-noir de l’époque dans la figure. Ces femmes anonymes vont se battre pour libérer la Créature d’une mort certaine pour les besoins de la science, face à des hommes hauts placés : Strickland, l’agent du gouvernement qui a été chassé et a capturé Deus Brancchia et qui n’est pas revenu indemne d’Amérique du Sud. Il est froid, détaché et développe une fascination obsédante et déplacée envers la créature et envers Elisa. Il y a également le professeur Hoffstetler, le scientifique en charge de la créature qui s’avère être un agent russe. Il est aussi fasciné par Deus Brancchia mais pour des raisons scientifiques, mais est aussi tiraillé par sa loyauté envers sa patrie qui lui ordonne de faire des choses qu’il répugne.
Deus Brancchia était absolument captivant. La façon dont elle est décrite, ce mélange d’animalité et d’humanité, son apparence mystérieuse, presque alien, tout en elle provoque la fascination et l’empathie.
Bref, des personnages intéressants auxquels je me suis attachée.

L’intrigue : L’intrigue pourrait paraître simple : la rencontre, l’attachement, le sauvetage, etc. Mais malgré cette simplicité, ça fonctionne, elle rappelle celle de la Belle et la Bête.

Le ton / le style : C’est sans doute là que j’ai un bémol. En effet, ce roman est écrit au présent de l’indicatif. Généralement, ce sont les romans YA ou jeunesse qui sont écrits au présent, pour une question de facilité de compréhension et pour donner de l’immédiateté, du dynamisme au récit. Ici, je ne comprends pas ce choix. Ça donne une impression bizarre d’hybridation, comme si le roman hésitait entre son statut de roman et celui de scénario (les scénarios sont écrits également au présent). Pour moi, il aurait été plus judicieux de l’écrire au passé…
Sinon, le fait que l’héroïne soit muette donne une couleur intéressante à la narration puisque par définition, il n’y a pas de dialogues avec elle. Mais la lecture reste néanmoins fluide et agréable.

La Qualité de l’écoute : La narratrice Manon Jomain a fait du bon boulot, rien à redire. Elle incarne bien les personnages, dans leurs petites expressions et intonations.

 

On aime : L’intrigue, l’histoire d’amour, les personnages, la qualité du livre audio

On regrette : Pourquoi cette écriture au présent ? Ça ne colle pas avec le style du roman. Ça n’empêche pas l’immersion et la lecture mais j’ai trouvé ça dommage.

Conclusion : Une lecture/écoute agréable pour une belle histoire d’amour.

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