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LIVRE AUDIO – Sleeping Beauties de Stephen et Owen King

Titre : Sleeping Beauties
Auteur : Stephen et Owen KING (USA)

Livre Audio Audible

Narrateur : Marie Bouvier
Lien : Audible

Année : 2017
Nombre d’heures d’écoute : 27 heures 54
Genre : Fantastique / Suspense

Écouté en Juin – Août 2018

Pitch (livraddict) : Un phénomène inexplicable s’empare des femmes à travers la planète : une sorte de cocon les enveloppe durant leur sommeil et si l’on tente de les réveiller, on prend le risque de les transformer en véritables furies vengeresses.
Bientôt, presque toutes les femmes sont touchées par la fièvre Aurora et le monde est livré à la violence des hommes.
À Dooling, petite ville des Appalaches, une seule femme semble immunisée contre cette maladie. Cas d’étude pour la science ou créature démoniaque, la mystérieuse Evie échappera-t-elle à la fureur des hommes dans un monde qui les prive soudainement de femmes ?

 

Partenariat Audible

 

C’est un livre duquel je suis sortie mi-figue mi-raisin. J’ai trouvé cette lecture / écoute plutôt (trop) longue, et malgré quelques fulgurances et quelques moments vraiment intenses et « pageturner », je suis restée globalement sur ma faim, avec l’impression que le roman, malgré son étendue, n’a pas vraiment satisfait les attentes que j’en avais et les promesses qu’il faisait.
L’événement fantastique qui touche les femmes du monde n’est finalement qu’un prétexte pour décortiquer de très près les actes et réactions d’une poignée de personnages sous la loupe des King. C’est à la fois intéressant d’un point de vue sociologique, mais terriblement longuet quand on attend un peu d’action et de sens de l’intrigue.

Contexte de lecture : Audible m’a proposé d’écouter ce livre audio, mon dernier Stephen King datait d’une paire d’années, et je me suis laissée tentée, notamment par rapport au thème abordé, les femmes du monde entier qui s’endorment de manière inexpicable et les conséquences de cela dans la société.

L’univers : L’histoire se déroule dans notre monde actuel, dans une petite bourgade de province Dooling, dans les Appalaches au fin fond des USA (cette fois-ci pas dans le Maine). Un événement mondial survient un beau matin : toutes les femmes qui s’endorment de par le monde voient leur tête recouverte d’une sorte de cocon sorti de nulle part et ne se réveillent plus. Et malheur à ceux qui essayent d’ôter ce cocon ! Car les malheureuses se relèvent et s’acharnent sur les impudents jusqu’à la mort. Seule une femme dans une prison de Dooling semble ne pas être touchée par cette épidémie. Pourquoi elle ? Qui est-elle ?
Ce roman nous donne l’occasion de disséquer les relations entre les personnages qu' »Aurora », ce phénomène inexplicable qui touche le monde entier, va affecter de près ou de loin. Les femmes essayent de rester éveillées le plus longtemps possible par tous les moyens possible, les hommes essayent de comprendre, le fragile équilibre du monde vascille.
Et Eve, cette femme fraîchement arrivée à la prison de Dooling après avoir défoncé des dealers de meth, semble être plus qu’elle n’y parait.

Voilà le topo. J’ai regretté de ne pas en avoir appris plus sur Aurora qui termine le roman en gardant une grande partie de son mystère.

Les personnages : Les personnages sont légion, comme dans tous les romans de Stephen King, un panel dans toutes les strates de la société, un médecin addict à l’héroïne, la shériff du coin sur qui tombe toute cette histoire et qui soupçonne que son mari l’a trompée, ce même mari, psychologue en chef de l’unité des femmes dans la prison de Dooling, un employé de la fourrière locale, une journaliste nationale, sans compter les multiples femmes détenues dans la prison, et j’en passe.
Le roman permet une belle galerie de portraits et une étude de comportements face à l’inexplicable, les réactions irrationnelles, de machisme refoulé.
Je regrette un peu qu’on ait pas eu plus de précisions sur la couleur de peau des multiples personnages. On apprend bien tard que tel ou tel personnage est noir ou blanc et j’aurai aimé que ces précisions viennent plus tôt pour pouvoir mieux avoir en tête leurs représentations.

L’intrigue : L’intrigue tourne autour de cet événement inhabituel et étrange : cette épidémie baptisée Aurora qui s’attaque uniquement aux femmes sans espoir de retour. On soupçonne à raison qu’elle a à voir avec cette mystérieuse Eve qui apparait un beau matin et qui est incarcérée après s’en être prise violemment à des dealers de meth. Elle est la seule femme au monde à ne pas être couverte du cocon lorsqu’elle s’endort et elle se réveille sans aucun problème. Mais quel rapport entretient-elle avec Aurora ? A-t-elle un remède ? En est-elle la cause ? Le roman suit cette piste mais s’attarde plutôt autour de tous les autres personnages et de la façon dont cet événement affecte leur vie, leurs comportements, et leurs relations.
Finalement Aurora n’est qu’un prétexte pour décortiquer les relations entre tous les personnages et ce déséquilibre est bien dommage car je voulais vraiment savoir ce qu’il se passait. D’autant qu’il s’agit d’un événement à échelle mondiale, alors que les auteurs s’attardent uniquement sur Dooling, devenue une métaphore de ce qu’il se passe sur Terre. J’aurai aimé voir comment ça se passait au Caire, à Bangkok, à Paris, en Australie, comment les hommes et femmes du monde entier réagissent à Aurora. Mais nous n’avons rien de tout ça. Et puis avoir les réponses aux questions posées : d’où vient Aurora ? Est-ce une manière qu’a la Terre de réguler des humains ? Donner une deuxième chance à la gent féminine qui est victime du patriarcat depuis que le monde est monde ? Mais là n’est pas le but du livre. On en parle certes, mais ce n’est pas l’objet principal. 

Le ton / le style : On retrouve la plume de King, son goût des dialogues populaires, des anecdotes de la vie quotidienne qui ancrent les personnages dans leur monde et dans leur époque, et qui leur donne une réalité tangible. C’est agréable à lire et écouter, même si le temps se fait très long.

La Qualité de l’écoute : La narratrice est efficace, incarne tous les différents personnages avec des voix différentes (ce qui n’est pas gagné d’avance)

 

On aime : Le pitch de départ, certains personnages attachants, la sensation de mystère

On regrette : Ne pas avoir la réponse à toutes les questions soulevées, les longueurs qui rallongent le roman. Qu’on ne voit quasiment pas du tout les effets dans le reste du monde, un peu trop américano-centré. Et puis cette sensation finale de « tout ça pour ça »

Conclusion : Une écoute qui s’est faite longue et presque douloureuse à la longue. Le roman finalement ne répond pas à toutes ses promesses. Dommage.

 

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